Portrait de l'artiste en noir et blanc.
Emily Carr dans son atelier, 1939. Photo Harold Mortimer-Lamb, Vancouver Art Gallery, gift of Claudia Beck and Andrew Gruft.
Lieu et date de naissance : 
Victoria, 13 décembre 1871
Lieu et date de décès : 
Victoria, 2 mars 1945

La formation traditionnelle d’Emily Carr à San Francisco, la laisse avide de plus ; elle s’embarque alors pour Paris en 1910 à la rencontre des artistes modernes. Elle est touchée par les fauves et les postimpressionistes  dont  Cézanne et Gauguin.  Elle  développe un style audacieux et coloré qu'elle ramène au Canada en 1912.

C’est l’année où elle effectue un  voyage parmi les Kwakwaka’wakw, les Haïda et les Tsimshian de la Colombie-Britannique. Elle passe l’été à dessiner et à peindre des aquarelles représentant la vie autochtone : les femmes aux robes colorées, les maisons, les lieux de sépulture et les mâts totémiques.  Elle se donne pour mission de faire connaître leur mode de vie traditionnel avant qu’il ne disparaisse.

Anticonformiste, Emily Carr n’a pas la vie facile. Elle tente de survivre au moyen de ses cours de peinture et de la vente de ses œuvres mais elle est considérée avec mépris. Pour survivre elle loue des chambres, cultive des fruits et élève des chiens.

En 1915, l’ethnologue Marius Barbeau lui rend visite et lui propose de faire partie d’une importante exposition sur l’art autochtone de la côte ouest.  La carrière d’Emily Carr est lancée : elle a 54 ans. Elle y fait la connaissance de Lawren HARRIS et d'autres membres du Groupe des Sept dont le style et la démarche  influenceront sa production.  Elle délaisse alors peu à peu les sujets autochtones  et peint la nature.

Emily Carr est  l’un des peintres canadiens  modernes les plus marquants de sa génération.